Mobilisation du 24 octobre : carte des rassemblements, parcours autorisé à Paris et ce qui est prévu samedi

La journée de mobilisation contre la vie chère du samedi 24 octobre 2026 est encadrée par un seul cortège autorisé à Paris : un défilé entre Bastille et Nation, au départ à 14 h, sur un parcours déposé notamment par la CGT. Le trajet vers l’Opéra voulu par la coordination des gilets jaunes a été refusé par la préfecture de police, et plusieurs villes ont pris des arrêtés d’interdiction. Tour d’horizon factuel de ce qui est prévu, à la date du vendredi 23 octobre.

En bref
  • À Paris, la manifestation est autorisée entre Bastille et Nation, départ à 14 h ; le parcours Bastille-Opéra a été interdit.
  • La coordination des gilets jaunes a annoncé un « acte II » le 19 octobre ; sa carte en ligne recensait environ 80 actions en France au 22 octobre, un chiffre en progression.
  • Emmanuel Macron a annoncé le 22 octobre que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seraient autorisées samedi ; un recours a été déposé devant le Conseil d’État, selon franceinfo.
  • Aucun préavis de grève national SNCF ou RATP n’est déposé pour cette journée à ce stade.

Un « acte II » une semaine après la journée du 17 octobre #

La coordination des gilets jaunes à l’origine de la journée du 17 octobre a appelé, lundi 19 octobre, à une nouvelle journée d’action le samedi 24 octobre contre la vie chère. Les revendications mises en avant portent sur le pouvoir d’achat : prix des carburants, du gaz et de l’électricité, et hausses de salaires, selon franceinfo et ICI.

Sur le site de la coordination, une carte en ligne recense les rassemblements annoncés : environ 80 actions étaient programmées en France au 22 octobre, selon l’AFP et Sud Radio, un décompte qui augmentait encore à l’approche du week-end. Les organisateurs ont aussi annoncé des suites : un 31 octobre, puis le 5 novembre, date d’une journée de grève intersyndicale déjà posée.

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Le mouvement n’est pas unanime : le collectif des « gilets jaunes citoyens » a refusé cet « acte II », estimant qu’il « arrive un moment où la responsabilité doit l’emporter sur la colère ». Les principales organisations étudiantes et la coordination lycéenne ont, elles, appelé à manifester samedi.

À Paris, un seul parcours autorisé : Bastille-Nation, départ 14 h #

La préfecture de police a validé le parcours déposé notamment par la CGT et les intersyndicales étudiantes, lycéennes et de salariés : un défilé entre la place de la Bastille et la place de la Nation, avec un départ fixé à 14 h, a confirmé franceinfo le 22 octobre. « Tous ceux qui souhaitent exprimer leurs revendications pourront donc le faire dans ce cadre », indique la préfecture de police.

Le parcours Bastille-Opéra, proposé par la coordination des gilets jaunes et le collectif étudiant Interfac IDF, a en revanche été refusé : la préfecture a annoncé un arrêté d’interdiction, en invoquant les violences constatées lors des précédentes journées et « la plus grande prudence dans le choix des itinéraires afin de faire respecter l’ordre public ».

La journée du 24 octobre Ce qui est prévu (au 23 octobre)
Cortège autorisé à Paris Bastille vers Nation, départ 14 h (parcours déposé notamment par la CGT)
Parcours interdit à Paris Bastille vers l’Opéra (coordination gilets jaunes et Interfac IDF)
Actions en France Environ 80 recensées sur la carte de la coordination au 22 octobre, chiffre en progression
Interdictions locales Arrêtés annoncés à Lyon, Toulon, Rouen, Le Havre, Orléans ou dans le centre de Nice, liste évolutive
Transports Aucun préavis de grève national SNCF/RATP déposé à ce stade
Prochaines dates annoncées 31 octobre (coordination), jeudi 5 novembre (journée intersyndicale)

Des interdictions dans plusieurs villes et un recours devant le Conseil d’État #

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a demandé le 21 octobre aux préfets d’interdire les manifestations de nature à troubler gravement l’ordre public. Le lendemain, Emmanuel Macron a annoncé que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seraient autorisées samedi, rapportent franceinfo et RFI.

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À la date du 23 octobre, des interdictions partielles ou totales ont été annoncées dans plusieurs villes, dont Lyon, Toulon, Rouen, Le Havre, Orléans ou le centre-ville de Nice, selon franceinfo et ICI. Cette liste évolue d’heure en heure : il faut vérifier les arrêtés de sa préfecture avant de se déplacer.

Selon franceinfo, l’Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) et le Syndicat de la magistrature ont déposé le 22 octobre un référé-liberté devant le Conseil d’État contre l’interdiction des manifestations non syndicales. Ils font valoir que le droit de manifester n’est pas réservé aux syndicats ; la juridiction doit se prononcer sous 48 heures.

Le 17 octobre, une participation massive et un bilan lourd #

La journée du 17 octobre a rassemblé environ 550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, et jusqu’à 800 000 selon les organisateurs et les syndicats : deux comptages aux méthodes différentes, qui n’ont pas été conciliés. Elle a aussi été marquée par des violences et des pillages dans plusieurs villes.

Le bilan consolidé du ministère de l’Intérieur fait état de 2 397 interpellations et de 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement. Dans une allocution le 18 octobre, Emmanuel Macron a imputé ces violences à « des factieux issus de groupuscules d’ultragauche », « rejoints par de nombreux délinquants », tout en distinguant les manifestants porteurs de « revendications légitimes ».

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Un dispositif de sécurité annoncé comme « massif » #

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a jugé le dispositif du 17 octobre « trop statique et pas assez mobile » et a annoncé un déploiement « massif » pour samedi. Le ministre délégué Jean-Didier Berger a évoqué sur BFMTV des forces de l’ordre « 20 % supérieures » à celles du 17 octobre.

Selon ICI et Sortiraparis, des militaires de l’opération Sentinelle doivent reprendre des missions de surveillance statique, tandis que des unités spécialisées (RAID, GIGN, BRI), des hélicoptères, des blindés Centaure et des engins lanceurs d’eau sont annoncés en appui des forces mobiles.

Transports : pas de préavis de grève national, des stations fermées à prévoir à Paris #

Aucun préavis de grève national n’a été déposé à la SNCF ni à la RATP pour le samedi 24 octobre à ce stade : les trains et métros circulent donc normalement, hors travaux programmés. La journée du 24 octobre n’est pas une grève interprofessionnelle ; celle annoncée par l’intersyndicale est fixée au jeudi 5 novembre.

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À Paris, des fermetures de stations de métro à la demande de la préfecture de police restent probables autour des secteurs sensibles : le 17 octobre, 25 stations avaient été fermées. La liste pour samedi n’était pas publiée au 23 octobre ; elle est diffusée par la RATP et Île-de-France Mobilités, en général la veille ou le jour même.

Questions fréquentes #

La manifestation parisienne du 24 octobre est-elle autorisée ?
Oui. La préfecture de police a validé le parcours déposé notamment par la CGT entre Bastille et Nation, avec un départ à 14 h. Le parcours Bastille-Opéra voulu par la coordination des gilets jaunes a, lui, fait l’objet d’un arrêté d’interdiction.
Y a-t-il une grève des transports le 24 octobre ?
Non. Aucun préavis de grève national SNCF ou RATP n’est déposé pour cette journée à la date du 23 octobre. Des fermetures ponctuelles de stations de métro parisiennes à la demande de la préfecture restent possibles, comme le 17 octobre où 25 stations avaient été fermées.
Combien de rassemblements sont prévus en France samedi ?
La carte en ligne de la coordination des gilets jaunes recensait environ 80 actions au 22 octobre, un chiffre en progression. Plusieurs villes, dont Lyon, Toulon, Rouen ou Le Havre, ont toutefois annoncé des interdictions partielles ou totales : la liste évolue jusqu’au jour même.
À retenir
  • Un seul cortège autorisé à Paris samedi 24 octobre : Bastille-Nation, départ 14 h ; Bastille-Opéra interdit.
  • Environ 80 actions recensées en France au 22 octobre sur la carte de la coordination, avec des interdictions locales en hausse.
  • Participation du 17 octobre : 550 000 manifestants selon l’Intérieur, 800 000 selon les organisateurs.
  • Pas de préavis de grève national dans les transports ; prochaine journée intersyndicale le jeudi 5 novembre.

Sources : franceinfo ; ICI (Radio France).

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